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mardi 29 juin 2010

Turcot: échange d'idées sur l'échangeur

Bonne nouvelle, le MTQ serait sur le point de présenter un nouveau projet qui reprenderait «l'essentiel des propositions de (la Ville de) Montréal», mais sans le caroussel. La ministre des Transports expliquait que le Gouvernement ne voulait plus imposer de projet à Montéral. Ça, c'est une avancée. C'est fini le temps où le ministère des Transports, que ce soit au fédéral ou au provincial, pouvait décider seul et imposer ses choix.

Rappelons que les ministères des transports tant à Ottawa et à Québec (ce doit être la même chose dans les autres provinces) sont les seuls ministères qui ont un pouvoir d'expropriation; c'est-à-dire un pouvoir de déposséder quelqu'un de sa propriété (terre, maison, usine, etc.) moyennant une indemnité. Le propriétaire ne peut s'opposer à une telle décision puisque le ministère, ou le gouvernement, a plein pouvoir. C'est ce qui est arrivé aux propriétaires de terres agricoles lorsque le gouvernement d'Ottawa a mis de l'avant son projet de construction de l'aéroport de Mirabel dans les années 1970.

Comme je le disais dans mon précédent billet, les grands projets de transport ne doivent plus être pensés que sous l'angle de la circulation. Ces infrastructures doivent s'inscrire dans un schéma plus large qui prend en compte éléments. Et c'est sur la base de ces éléments que l'on pourra élaborer le plan final.

Mais, de quels éléments parle-t-on? Et comment s'inscrit cette prise en compte dans le processus décisionnel? Et qui doit participer dans cette prise de décision?

Les pays européens ont une longueur d'avance sur nous. Pour évaluer la pertinence d'un projet et procéder à son élaboration, les décideurs (les gouvernements) utilisent une série d'indicateurs. Ces indicateurs reflètent les enjeux auxquels les sociétés modernes doivent prendre en compte. On évalue les aspects économiques et sociaux, la fiscalité (financement), l'aménagement urbain ou territorial, la durée de vie ainsi que l'empreinte écologique. On parle ici du concept d'infrastructures durables dans un contexte de développement durable.

Une fois les indicateurs déterminés, on invite les acteurs de chacun des secteurs touchés à s'impliquer dans la conception de ces infrastructures. Une fois le processus terminé, le projet final qui est présenté fait déjà un large consensus et peut être réalisé plus rapidement.

Ce n'est évidemment pas le cas pour le projet de réfection de l'échangeur Turcot et, surtout, dans le cas du projet de réaménagement de la rue Notre-Dame à Montréal. Depuis combien d'année se chamaille-t-on et combien de plans nous a-t-on présenté pour la rue Notre-Dame?

dimanche 28 janvier 2007

La municipalité ou la MRC ? (suite)

Au Québec, l’occupation du territoire est un choix auquel j’adhère complètement. Le présent gouvernement aussi. La question que je pose est la suivante. Est-ce que, parce que nous avons choisi de vivre en région, nous devons nous contenter d’une citoyenneté inférieur (moins de services, moins de chances d’emploi, coût de transport élevé, etc.) à celle de ceux qui ont choisi de vivre dans les grands centres urbains ?

La réponse est non; pas en 2007. Comment expliquer que certains de nos voisins n’ont pas de services de bibliothèques publiques dans leur localité, n’ont pas de logements sociaux, d’Internet Haute Vitesse et de services de téléphone cellulaire numérique ? Nous sommes en 2007 et certains pays en voie de développement sont mieux équipés que nos régions.

À qui la faute ?

Ce n’est pas une question de responsabilité, c’est une question d’organisation. Si nous faisons le choix d’occuper notre territoire, nous devons faire le choix de l’occuper totalement. Chacun doit travailler pour améliorer les conditions de vie dans nos régions. Et le travail doit commencer dans les communautés régionales d’abord.

Concertation, planification, coordination et partage ...

En matière de gouverne régionale, le statu quo n’est pas acceptable. Le découpage territorial que l’on connaît est nuisible au développement de nos régions car il décourage les efforts de partenariats. Les élus de nos municipalités ont comme première responsabilité de voir aux intérêts de leur communauté. Doit-on les blâmer si ils le font bien, dans la mesure de leur moyens, et, involontairement, au détriment de leur région ? Peut-on reprocher à une municipalité d’accepter la venue d’une entreprise sur son territoire, qui va lui rapporter des revenus de taxes importants (plus de 50 % des revenus des municipalités proviennent de l’impôt fonciers et des taxes d’affaires), même s’il peut y avoir des conséquences négatives ? Par exemple, si vous traversez la municipalité de Maria en vous dirigeant vers l’Est, vous passerez entre deux bâtiments assez imposants (Sani-Sables et Labatt) qui enlèvent un certains cachet au paysage. On NE DOIT PAS jeter la pierre à personne pour ce résultat. Ni les entrepreneurs, ni la municipalité. Celle-ci tente de tirer son épingle du jeu du mieux qu’elle le peut et avec les moyens dont elle dispose.

Comme pour le développement et le soutient à la culture et aux loisirs, le développement économique et l’aménagement du territoire devraient être planifiés et coordonnés au niveau de la MRC. J’irais même jusqu’à transférer les compétences (y compris la prise de décision) entièrement au niveau de la MRC afin d’avoir une meilleure harmonisation des actions en matière de développement économique et d’aménagement du territoire.

Vous me demanderez à quoi serviront les municipalités si une grande partie de leurs responsabilités sont transférées à la MRC ?

C’est une bonne question. Quelle est votre réponse ?

vendredi 26 janvier 2007

La municipalité ou la MRC ?

Beaucoup de bruit à la Ville de Carleton-sur-mer. On reproche à la Ville de couper dans le soutien à la culture. C’est une ville qui vibre, qui bouge et qui “blues” (le Festival Maximum Blues sera de retour pour une 15e édition l’été prochain (www.maximumblues.net). On compte plusieurs événements, plusieurs installations et infrastructures culturelles à Carleton-sur-mer (www.carletonsurmer.com). La ville fait face à une augmentation des demandes de soutien, ce qui est bon signe pour la santé culturelle de la communauté. Malheureusement, la ville ne compte que 3 993 habitants.

«La nature, l'étendue et l'exercice des responsabilités (de la municipalité) varient selon les valeurs, les besoins et les moyens qui la caractérisent (MAMR)».

Avec un budget projeté de 4 707 200 $ pour 2007, la ville prévoit affecter aux loisirs et à la culture 1 236 300 $; soit plus du quart du budget total (25 %) alors que le pourcentage moyen pour l’ensemble des villes du Québec pour ce poste était de 11,6 %; la ville de Montréal y consacrant 12,5 % de son budget (données de 2002). La Ville de Carleton-sur-mer consacre 309 $ par habitants pour les loisirs et la culture. Peut-on lui demander plus, peut-elle en faire plus ? Faut-il, comme société, soutenir la culture ? Je répond oui à cette dernière question. Il faut frapper à d’autres portes. Pourquoi pas à la MRC ?

Puisque toutes ces activités culturelles sont pour l’ensemble de la population de la région et les visiteurs, pourquoi le financement ne viendrait-il pas en partie des municipalités environnantes ? Et pour coordonner le traitement des aides, il pourrait y avoir un bureau de la culture au sein de la MRC ? Notre culture gaspésienne est dynamique (pas seulement à Carleton-sur-mer) et elle mérite qu’on la soutienne. Est-ce rôle de la municipalité ou de la MRC ?

Concertation, planification, coordination et partage.